Artiste


Jean-Paul Bocaj naît à Paris, en 1949, dans une famille d'ouvriers originaires de la Creuse. Dessinateur né, il fait un bref passage aux Beaux arts de Paris où il assiste aux cours du sculpteur César, puis travaille dans divers ateliers d'artistes, comme celui de Jacques Yanckel.


Sa rencontre avec des journalistes de L'Humanité et de France-Soir l'oriente un moment vers le dessin de presse. Mais le temps de Bocaj n'est pas celui du journalisme, et ce rythme ne lui convient pas. Il séjourne un moment à Cologne, puis rentre en France où il s'établit dans les Hautes-Alpes comme peintre en lettres. Il découvre alors l'aérographe, ce pistolet à air comprimé dont il fait son outil de prédilection.


En 1985, il s'installe à Montpellier où il devient très vite une des figures du paysage culturel de la ville. Il s'intègre au milieu artistique local où se côtoient et parfois se mélangent le rock et les musiques alternatives (ainsi il fera des pochettes pour des disques), la nouvelle figuration, la bande dessinée et le street art. Avec avidité, il se mêle à tous ces courants et affectionne la collaboration avec d'autres artistes, pour des expositions, voire des œuvres collectives.


L'Atelier du Garage, dans le quartier des Beaux arts, qu'il partage pendant dix ans avec Isabelle Marsala, s'ouvre tous les premiers jeudis du mois pour des vernissages qui en font un formidable lieu d'échange pour les artistes, musiciens, écrivains et curieux de toute la région.


Son œuvre devient vite familière à tous. Couvertures de livres, de journaux, pochettes de disques, affiches, livres illustrés allant du polar à la haute bibliophilie, fresques murales ou mobilier de bar, Bocaj est partout.

Sa collaboration exemplaire depuis onze ans avec le festival Jazz à Sète est une preuve de l'efficacité et de l'impact de ses créations.

Bref, son talent, son insatiable désir de peindre et sa puissance de travail en font le pivot d'une des scènes montpelliéraines qui ne demande qu'à s'exporter. C'est ainsi qu'il expose à Paris, Lille, Londres, Heidelberg, Cologne, Miami, Tokyo... et que ses œuvres se dispersent au gré des collections privées du monde entier.


« Au final, je ne vois plus que la couleur vibrer. Je fonctionne beaucoup par thème et par série. Pour moi une toile n'est jamais finie. » - Jean Paul Bocaj -


Bocaj met le feu à plus d'un regard, voilà qui est réjouissant dans un monde culturellement envahi par le politiquement correcte. Il refuse le côté sérieux du sujet et opte définitivement pour l'humour.

Il a pour devise: «la chair n'est jamais triste !».